La maison flottante

Publié le par MyKe HeLL

 

La lampe d’Eros
Brûle de ton corps inlassable
Le bruissement des épaves
Au fond de la lagune,
Comme des baisers lointains,
Accompagne tes plaintes
En cet  instant lancinant
Une bougie éclaire la lune,
La lune dissimule mon ombre,
Et mon ombre se disloque,
Se confond au sol, se ramifie,
S’enracine dans la tienne

Car tu es le bijou noir

Cerclé d’un million de promesses

D’un songe qui meure en moi

Fleur altière d’un fleuve sans retour

Si le jour nous atteint

De ses rayons de feu,

Qu’il fasse de nous

Les passants de l’autre monde

Et si la nuit nous étreint

De sa belle et bleue chevelure

Si le désir déchire l’air et l’azur

Autour de nos mille formes affreuses

Qu’un dieu hurlant nous emporte

Vers le lieu de notre crime

Pour y verser l’obscène métal

Assombri des douze éclats
De la pendule symphonique

*

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