J'erre dans la nuit de Dieu
Comme un frisson
au bord de l'immense silence,
je perçois les signes du crépuscule,
l'œuvre aveuglante, la confession d'un fou,
d’un passant de l'abîme voué aux cent crimes,
à l'outrance dans la rime
Que reste-t-il de ce merveilleux voyage
Dans un pays solitaire et cosmique
L'innocence de mes sens,
ou peut-être l’incroyance
J'erre dans la nuit de Dieu
avec de cruelles désillusions
et d'innommables espérances
Le mouvement de l'infini
Transperce ma tête et cherche
les blêmes éclats de ma conscience
Vaste terre des luminescences
j'erre en toi comme en un cadavre
mutilé, je respire ton néant
Je suis dans la nuit de l'art
et mon être seul s'effondre,
dans la matière profonde,
Mon être en transe, qui danse et se fond
dans la toison hurlante d’un vieux fauve
Et mon cœur, si inhabile à croire,
mon cœur brûle et se déchire au portique
des haines antiques. Instinct du vampire,
je m'enfonce, en la nuit souterraine
Ma folie pèse de mille flammes
sur un corps impie, brillant et souffrant
de ses fantasmes dévorants, je m'enfonce.
Je m'enfonce
*