J'erre dans la nuit de Dieu

Publié le par MyKe HeLL


Comme un frisson
 

au bord de l'immense silence,

je perçois les signes du crépuscule,

l'œuvre aveuglante, la confession d'un fou,

d’un passant de l'abîme voué aux cent crimes,

à l'outrance dans la rime
Que reste-t-il de ce merveilleux voyage

Dans un pays solitaire et cosmique

L'innocence de mes sens,

ou peut-être l’incroyance
J'erre dans la nuit de Dieu

avec de cruelles désillusions

et d'innommables espérances

Le mouvement de l'infini

Transperce ma tête et cherche

les blêmes éclats de ma conscience

Vaste terre des luminescences

j'erre en toi comme en un cadavre

mutilé, je respire ton néant
Je suis dans la nuit de l'art

et mon être seul s'effondre,

dans la matière profonde,

Mon être en transe, qui danse et se fond

dans la toison hurlante d’un vieux fauve

Et mon cœur, si inhabile à croire,

mon cœur brûle et se déchire au portique

des haines antiques. Instinct du vampire,

je m'enfonce, en la nuit souterraine
Ma folie pèse de mille flammes

sur un corps impie, brillant et souffrant

de ses fantasmes dévorants, je m'enfonce.
Je m'enfonce


*

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