Journal de bord
Mortefleur, lundi 14 septembre 2009,
Corne de verre et d’abondance
Euphorie des lettres immenses
À la joie du corps bizarre
L’être nocturne au point du jour
À la craie s’efface
Et l’œil esquissé se dessille
Fanfaronne quand la haridelle bleue
Fait la danse des arbalètes
Devant le bus barbouillé de sang
Lui sanglote, et moi je joue
Avec la chaste chatte qui chatoie,
Drôle de chimère sans foi ni loi,
Folle de l’art vacillant,
Touchée à bout portant
Fille perdue pour nous autres
Les déglingués du matin
LF
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